Atelier d’écriture avec « Art Dies »

Une belle longévité et toujours une grande vitalité pour l’association Art Dies qui a reçu la médaille de la ville d’Ecully il y a deux ans. Une ancrage écullois au service de l’art d’écrire avec ses ateliers de toutes sortes qui mènent à de belles réalisations au coeur de la vie de la commune.

Quelle est la taille, le lieu et la date de création d’Art Dies ?

Art Dies, le Jour de l’Art, est une association créée en 1995 au service du développement d’activités artistiques; car nous croyons en la puissance de l’Art pour accompagner les hommes et les femmes de notre temps à la recherche de leur humanité. L’Art est un des moyens qu’ont les hommes et les femmes de se connecter ou se reconnecter avec leur identité, avec leurs racines, leurs émotions, leur sensibilité pour exprimer le propre de leur vocation : artisans du monde appelés à le construire et à le transformer sans cesse vers toujours plus d’humanité.

Quelle vision de la littérature défendez-vous ? Pensez-vous qu’elle peut faire l’objet d’un apprentissage ?

Pour nous, la littérature est un art : celui d’écrire en jouant avec les mots, l’art de transmettre une culture, une façon de voir, de penser, de sentir, de ressentir. La littérature d’un auteur, d’une langue, d’un pays, c’est un héritage au service des générations qui suivent, héritage constitutif de l’humanité.

Le premier apprentissage, c’est de connaître ceux qui ont écrit avant nous. C’est ce que l’on fait à l’école. Le second, c’est d’écrire soi-même de la littérature. C’est ce que l’on ne fait pas assez à l’école :

– apprendre à écrire autrement qu’en dissertant sur les hommes et les femmes de lettres,

– apprendre à écrire juste pour satisfaire la pulsion d’expression inscrite au plus profond de la nature humaine,

– apprendre à écrire même si l’on ne devient jamais écrivain parce qu’il n’y a pas seulement les écrivains qui écrivent,

– apprendre à écrire pour mieux se connaître soi-même. Que l’on écrive des fictions ou des autobiographies, au bout du compte, on écrit toujours avec sa vie, à partir de sa vie….

– apprendre à écrire aussi pour aller à la rencontre des autres.

Par contre, ce qui ne s’apprend jamais, en littérature, c’est l’inspiration, le génie du maniement de la langue au service de la rencontre du lecteur ou de l’auditeur.

Quelle est la méthodologie de vos groupes de travail ? Sur quelles notions-clés travaillent-ils, et dans quel cadre (cycles, déroulement d’une séance) ?

Atelier d’écritureJe passe toujours beaucoup de temps à élaborer des propositions d’écriture qui surprennent les participants, les conduisant à s’aventurer dans de nouvelles voix littéraires. Une fois les textes écrits, chacun partage son texte avec le groupe; et dans cet acte de don, il reçoit beaucoup : écoute, bienveillance, signes de reconnaissance.

Dans le cadre d’Art Dies, je propose deux formes d’atelier :

des ateliers réguliers qui permettent à notre public de partir, une fois par mois, à la recherche de leurs souvenirs pour les écrire sous forme de fragments autobiographiques,

et des ateliers ponctuels ciblés sur le plaisir d’écrire en empruntant des techniques littéraires variées. Cette année, nous proposerons un atelier d’écriture de récit de voyage sous forme d’Haïbun et un atelier d’écriture de fiction à partir des cinq sens.

Quel est ou sont les profils-types de votre public ? Que pensez-vous pouvoir apporter à des aspirants écrivains ?

L’intérêt des ateliers d’écriture, c’est la mixité sociale et culturelle. C’est la magie de l’atelier car nous sommes tous égaux devant une proposition d’écriture. La culture littéraire compte peu : ce qui fait la différence, c’est la capacité de chacun à écouter son inspiration, à mettre en mots ses émotions pour les transmettre aux autres.

Et là, ce sont la sincérité, l’authenticité, la capacité à se connecter à sa vie intérieure qui font la différence.

Dans quel sens les ateliers d’écriture doivent, selon vous, travailler à l’avenir ?

Dans une culture où l’image et le virtuel domine de plus en plus, le retour à l’écrit me semble salvateur.

Aujourd’hui, nous vivons dans un temps accéléré qui montre beaucoup. Mais le temps de l’homme, sa croissance, sa maturation sera toujours le temps de la lenteur.

 

Danielle Birken, coach et biographe d’Art DiesDanielle Birken

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