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12Juin/21

Quand l’écriture tisse du lien social !

Dans le cadre du dispositif des dix mots de la langue française, édition 2020, des adhérentes de l’association ont écrit des textes, au côté de jeunes, élèves de troisième au collège Laurent Mourguet à Ecully. Une intervention inter-générationelle, rassemblant des anciens et des ados. Inter-culturelle aussi, réunissant des habitants du centre et des quartiers Pérollier-Sources. Le dispositif a été subventionné en partie par la ville. Merci à celles et ceux qui ont rendu possible cette réalisation : adhérentes, professeures, artistes peintres, fonctionnaires et élus de la ville.

L’exposition n’ayant pas eu lieu, en 2020, pour des raisons de confinement, nous en avons fait une vidéo à destination des jeunes du collège. Elle est en ligne sur le blog du collège : « 10 mots de la langue française 2020

Ballade

L’eau fluide coule d’une petite cascade. Elle est si transparente que l’on voit chaque détail qui se trouve au fond de la rivière : quelques cailloux, un peu de terre, des petits poissons et grenouilles.
Arrivée vers une mangrove, je détache ma chienne, Kira, qui court vers la cascade pour engloutir l’eau qui gicle sur les rochers. Près de moi, l’eau ruisselle ; quelques gouttelettes en tombant font « plouf », provocant des petites bulles faisant paraître l’eau, spitante.
Puis la rivière passe par une oasis qui se trouve non loin. Soudain, une ondée arrive et nous décidons de rentrer, vite.
Au loin, le paysage ressemble à une aquarelle.

Camila

 

Pique-nique en famille

Mon neveu et ma nièce ont du chocolat tout autour de la bouche après avoir englouti leur glace. Pour les débarbouiller, je dois trouver un point d’eau.
J’entends, au loin, le bruit d’un ruissellement ; je crois d’abord que c’est une oasis. Mais non, c’est une mangrove ; je découvre alors une rivière.
Heureuse d’avoir trouvé de l’eau, je les débarbouille. Une fois fini, je suis trempée, ils m’ont poussé dans l’eau. Le plouf s’est entendu de loin. Comme il fait très chaud, l’eau fraiche est fluide et agréable. Nous jouons pendant des heures.
Mais soudain, notre bonheur est interrompu par une ondée.
Voilà comment, mon aquarelle « cet après-midi au bord de l’eau » est née

Albina

 

Hammamet

Depuis la fenêtre, je vois les oiseaux rouges et blancs, aux couleurs de la Tunisie. Je les entends chantonner. La bouée toute rose de ma petite sœur flotte dans la piscine bleue.
Je sens l’odeur de viande du barbecue préparé par mon père ; tout à côté, ma mère coupe les petits légumes pour la « slata mechoui », salade de poivrons, tomates, oignons.
Mon frère se chamaille avec ma sœur, ma grand-mère malade prend ses médicaments qui la fatiguent.
Et moi, je me réveille, tout fatigué.
La fontaine coule avec facilité et harmonie… Je pense alors :
– Hum on va bien se régaler. Je vais engloutir tout le déjeuner.

Adam

 

Oasis

Assise sur la plage, le sable blanc recouvre mes jambes ; je suis face au coucher de soleil au-dessus de l’eau. Le doux bruit des vagues fluides vient m’apaiser. J’aperçois une mouette qui marche sur la plage.
Déterminée à ne pas revoir la source de ma tristesse, je décide de ne pas rentrer, préférant rester sous la pluie qui inonde mes vêtements.
Ne plus penser, libérer mes pensées, ne plus imaginer être dans ses bras….

Samara

 


Anamnèse

Sur la plage, les deux pieds dans le sable. A la tombée de la nuit, le vent soufflait à une telle vitesse, il était si puissant, que l’eau montait en vagues extraordinaires.
Au bord de l’eau, les châteaux de sable, tout fragiles, étaient ravagés par les vagues spittantes.

Junior

Aquarelle

Sur une plage abandonnée, je vois du sable blanc, très blanc avec un ciel étincelant…. Un bateau ancien, noir, échoué sur la plage et des objets éparpillés : un collier de perles cassé, une poupée brisée, une assiette ébréchée, une tasse en verre, transparente et de vieilles lunettes.
Une fée passe….

Karlène

 

Souvenir

La mer est claire, bleu azurin. Les vagues explosent et roulent sur le bord de la plage…
Assis sur le sable doré, j’admire le coucher orangé de soleil qui caresse la mer ; puis une grande vague engloutit le bateau.

Aissa

 

Fin de journée

Le soleil couchant illumine le ciel de couleurs jaune orangé qui se reflètent dans la mer. De grandes vagues roulent vers la plage ; le sable a l’air doux.
Des dauphins sautent et jouent avec l’eau, semblant vouloir attraper le soleil.
Puis, au loin, un bateau de pêche arrive et, plouf ! Il jette ses filets.

Fabion

 

Vacances au Grau du Roi

J’étais à la plage, en train de nager. Des mouettes volaient au-dessus de la mer. Il y avait de grandes vagues qui m’engloutirent, moi et les poissons.
Après avoir été avalé par les vagues, je me suis retrouvé sur la plage, allongé et blessé. J’entendais le bruit fluide de l’eau. C’était le coucher du soleil.
Tout d’un coup, plouf ! un caillou est tombé dans l’eau ; et je me suis réveillé, soudain, sous une ondée de pluie.

Ali

 

Magie à Perpignan

Je suis en vacances avec ma famille. La mer est bleu céleste.
Les vagues ruissèlent et ondulent poussées par le souffle du vent.
Et moi, je nage, sous l’eau, avec les poissons fluorescents.

Léo

 

Kirikou est petit, mais c’est mon ami

Kirikou était minuscule ; c’est pourquoi il a pu grimper sur le rocher et atteindre le trou menant à la source maudite. Il a découvert pourquoi la source était maudite, un animal vert, avec une longue trompe, buvant toute l’eau.
Il a tué l’animal.
D’un coup, l’eau a ruisselé, entrainant l’enfant Kirikou dans sa chute. Plouf ! Il est tombé dans la rivière qui l’a englouti. Il est mort.
Les habitant du village l’ont repéché ; ils étaient tout tristes et ils lui ont chanté sa musique :
– « Kirikou est petit, mais c’est mon ami ; Kirikou est petit, mais il est voyant »
Et là, la magie a opéré. Dans les bras de sa mère, Kirikou s’est éveillé.

Zohra

 

L’automne s’invite.

Le soleil blasé par la fin de l’été est contrarié par de gros nuages noirs. Ils colonisent goulument tout le ciel. Telle une aquarelle, l’horizon s’unit à cet océan déchaîné. Les premières ondées lâchent prise devant ce vent en colère. Les feuilles empourprées virevoltent comme une nuée de papillons. Derrière les vitres, la pluie ruisselle. Comme elles ont du chagrin, leurs larmes ne cessent de couler comme des fils sans fin.
Je dois consoler ces cœurs attristés et magnifier notre longère en une douce oasis. Plouf, la farine de froment, les œufs et le lait, le caramel au beurre salé’, la bolée de cidre. Puis la pâte, suffisamment fluide, va honorer l’invitation du beurre fondu. Bientôt prêtes, ces petites demoiselles en dentelles ?
Le feu crépite dans la cheminée, les flammes dansent et les enfants s’empressent d’engloutir ces symboles bretons car l’orage s’épuise. Vite cirés et bottes, l’océan nous appelle pour admirer le ressac, ce choc si violent des vagues qui se gonflent, s’enroulent avant de s’allonger sur le sable. La plage témoigne d’une météo qui part à vau l’eau ; elle ressemble à une mangrove avec ses bois flottés, ses algues entrelacées, ses galets lustrés, ses os de seiche, et ses plastiques échoués.
Devant ce désordre et avec son esprit spittant, mon petit-fils me demande :
– Manoue, comment la plage va se laver, elle est trop sale aujourd’hui ?

Annie Dallevet

 

Métamorphose d’un ruisseau.

Il pleut depuis plusieurs jours. Le jardin est gorgé d’eau, les arbres brillent sous la caresse de l’humidité. Snobs n’osons pas mettre les pieds dehors. Nous nous blottissons à l’intérieur, oasis chaleureuse autour de la cheminée. Le feu sautille sur la grosse bûche qui se consume. Par la fenêtre, on voit ruisseler l’eau le long des chemins pentes. C’est bien plus qu’une ondée.
Profitant d’une accalmie, enfin nous sortons, toute la famille, père, mère, enfants pour aller voir la cascade au fond du jardin : c’est l’attraction à chaque orage. Les sentiers ne sont plus qu’une boue qui déferle. Ils transportent un magma grisâtre, émettant un son sourd et inquiétant.
Nous imaginons déjà une forte chute d’eau spitante. D’habitude, il ne descend qu’un mince filet d’eau le long delà paroi. C’est le ruisseau des Planches qui traverse Ecully et passe par notre jardin. Chaussés de nos bottes et approchant de l’endroit fabuleux, nous dévalons les allées transformées en fleuve.
On entend le bouillonnement de l’eau qui tombe avec fureur. Il semble engloutir la végétation la réduisant à l’état de mangrove. Enfin arrivés, nous trouvons le paysage transformé. La cascade est à son maximum. Au pied de sa chute, c’est un lac ! On ne voit plus les galets qui nous sont familiers. Et quelle surprise ! On voit des truites ! Elles sautent et plouf retombent les unes après les autres. Des racines et des feuilles mortes flottent à vau-l’eau.

Janine Guilliermond

 

Mes premières vacances

J’aurais sûrement souhaité des pays plus lointains, plus exotiques pour mes premières vacances…. J’avais tout juste 11 ans mais, depuis l’âge de 5 ans, j’avais déjà beaucoup voyagé grâce à mes lectures. J’avais savouré des mots extraordinaires comme « mangroves » ces forêts de végétaux enchevêtrés fourmillant d’animaux inquiétants ou bien, « oasis », ce mot dont je me gargarisais de la fraicheur qu’il dégageait.
Mais le destin voulut que mes premières vacances se passent … à Beaulieu sur Dordogne.
J’avais été malade. Mes parents, ne partant pas en vacances, avaient accepté que je parte avec ma cousine Linette âgée de 18 ans dans ce petit village de Corrèze où mon oncle avait des connaissances. Mais il avait fallu que je jure à ma mère que je ne mettrai pas les pieds dans la rivière ou alors jusqu’à la cheville. Elle avait peur que je me noie.
Je garde un excellent souvenir de ces vacances, les cloches de l’église toute proche qui sonnait tous les quarts d’heure, même la nuit, nos repas dans un couvent où, seules jeunettes, nous nous faisions gâter.
Je me souviens surtout de nos après-midi au bord de la Dordogne, torture et bonheur à la fois. J’ai toujours aimé l’eau. Quel supplice de ne pouvoir qu’effleurer la rivière de mes orteils. Oh ! je la regardais couler, fluide et tranquille, je l’écoutais chanter, je jouais avec elle : je lançais, dans le courant, des bâtons qui, après avoir hésité, filaient à toute allure et, parfois se faisaient engloutir dans une cascadelle. Je recherchais des pierres plates et faisait mes premiers ricochets…. Mais je refusais catégoriquement toute ballade en barque, ou même de traverser une petite mare. Ma cousine enrageait. Tous ses projets allaient à vau l’eau. Elle pestait « il ne va quand même pas falloir attendre une ondée pour que tu acceptes d’être un peu mouillée ».
Nous nous étions liées d’amitié avec une bande de filles délurées à l’esprit spitant Elles étaient pleines de ressources. Nous faisions des jeux, des activités manuelles, de petits tableaux à l’aquarelle et même de vraies chaussures en raphia que nous tressions et cousions. Elles n’avaient peur de rien et se moquaient, bien sûr, de mon obéissance,
Le dernier jour, Linette ma cousine explosa « elle nous embête ta mère, allez on traverse ! » et j’ai craqué : ce n’était qu’un petit bras de la rivière, mais j’avais de l’eau… fraîche jusqu’aux cuisses. Mon pied glissa sur un galet vaseux et plouf dans l’eau ! Non je ne me suis pas noyée, je me suis seulement relevée ruisselante pour le plus grand plaisir de ma cousine.

Nicole Geleen

 

Verseau

C’est le jour du verseau, « celui qui verse l’eau ».
C’est justement d’actualité ; la pluie s’annonce, chic ! Je chausse mes bottes et enfile mon ciré. Allons voir, me dis-je, si les vagues me parlent. Le ciel est fade couvert de nuages nébuleux, quelques taches de bleu aquarellisent la voute céleste, comme des oasis d’espérance.
Rien ne manque, l’air vif et frais, l’ondée, le ressac d’une vague échevelée qui me déguise en éponge, me couvrant d’une mousse blanche. Les vagues s’engouffrent dans les rochers. L’eau ruissellent et inonde de petits bassins rocheux et sombres où vivent crustacés et coquillages cachés dans la mousse verte aux algues brunes. Tout ce petit monde fonctionne comme dans une mangrove.
L’humidité m’imprègne, le vent me refroidit et mes bottes font ploc-ploc à chaque pas… un fluide me glace le corps, il est temps de rentrer !

Michèle Pagès

 

L’appel de l’eau

J’entends l’appel de l’eau me fait entendre surtout celle qui flue et coule sous mes pas dans ce lit du Lignon. Cette petite rivière cherche à échapper à mon avance maladroite, bottée jusqu’aux dents, entre les pierres glissantes… à peine apparentes. Il a creusé son nid au fond des gorges où je m’aventure volontiers, canne à pêche et besace en bandoulière : j’y arpente les genêts et bruyères sauvages si odorantes après l’ondée.
Ce jour-là, c’est avec un guide de la fédération de pêche…car la truite Faro du coin ne s’attrape qu’avec une méthode, celle dite « à la mouche », art majeur des pêcheurs : terrible gageure… douleurs d’épaules et fierté assurées !
– « Hé là…votre geste pour le lancer doit être fluide et l’envol de votre ligne am plem ent déployé. Si vous voulez raser ces b ranches b asses, déposer votre appât précisément à leurs pieds, callez-vous en amont du courant, entre ces galets engloutis, sinon votre mouche fera « plouc ». Scruter du regard l’ondoiem ent des gob ages furtifs ; la truite ne doit pas vous savoir là. Si belles à choisir suivant la présence des éphémères du jour, la mouche en plumes si fines s’offrira à ses yeux en vrai festin …. Un peu comme le mirage d’une oasis ! »
J’en vois une, là, cachée dans cette sorte de mangrove, en bordure du rebond instable qui fait friser l’eau. Une autre plus vive, spitante, qu’à mon touché, raté, le fond avale tout cru ! Malignes, elles voient tout, partout, même mon ombre maladroite. La combattre avant que tout aille à vau l’eau ? Y arriverai-je ? Art incroyablement raffiné, le lancer patiemment répété, s’apprivoise comme la magie des couleurs d’aquarelle … Art qui ne pardonne rien !

Mireille Ledru

 

 

 

 

 

 

05Fév/19

Atelier d’écriture – saison 2020/2021

Vous avez envie de rejoindre un atelier d’écriture pour expérimenter ou développer votre plume dans une ambiance bienveillante et conviviale ? Cette année, notre saison vous réserve plein de surprises. 

Cette année, en plus des trois ateliers annuels réguliers d’écriture, nous proposons deux ateliers sur une demi-année. Tous les ateliers sont conçus et animés par Danielle Birken

Ces propositions sont ouvertes pour une séance d’essai de 3 heures qui vous permet de faire une expérience concrète d’écriture en groupe et d’en apprécier la pédagogie. (séance d’essai : 30 € adhésion comprise)

Pour plus d’informations, participez à la journée des associations :

1. Trois ateliers réguliers, de septembre 2020 à juin 2021


Lieu : Centre Culturel d’Ecully, 21 rue Édouard Aynard

Tous les ans, depuis 7 ans, un petit groupe de fidèles se réunit une fois par mois pour écrire ses souvenirs sous forme de fragments….Dans le cadre de cet atelier, les participants qui le souhaitent, peuvent contribuer à l’exposition de leurs textes lors des dix mots de la langue française en mars 2021.

Tarif : 300 € + 15 € d’adhésion annuel

  • Atelier chantier pour écrire un texte personnel avec l’aide d’un groupe  (30 heures)

Lieu : Centre Culturel d’Ecully

cet atelier donne naissance, pour ceux qui le souhaitent, à la naissance d’un ouvrage individuel ou collectif, édité à compte d’auteur.

Tarif : 300 € (frais d’édition non compris) + 15 € d’adhésion annuelle

En raison de la pandémie, cet atelier ne commencera qu’en janvier 2021

2. Deux Ateliers ponctuels : ajournés pour cause de pandémie

 

Pour en savoir + ou pour s’inscrire, contactez-nous ou écrivez à Danielle@artdies.fr

Danielle Birken est coach littéraire et biographe au service de l’association depuis 2014; elle s’est formée, en 2018,  à la pratique du du mindfullness ou pleine conscience, forme de méditation laïque créée aux Etats-Unis par le médecin Jon Kabat Zinn.

téléchargez le formulaire d’inscription

05Nov/17

Ecrire à Ecully

Ecrire à Écully Ecrire à Ecully ? C’est possible avec ART DIES.

En septembre 2016, à Ecully, le Groupe Photo Ecully nous a sollicité pour préparer une exposition dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine de 2017. Trois associations d’Ecully étaient impliquées : le Groupe Photo Ecully, l’Adadémie d’Art Ecully et Art Dies.

Le groupe Photo a photographié des bâtisses du patrimoine d’Ecully; l’Adadémie d’Art a peint ces bâtisses à partir des photos et Art Dies a écrit des textes inspirés de ces photos.

Huit de nos adhérents ont participé à ce challenge pour le plus grand plaisir des écullois. 

Qu’ils en soient remerçiés.

Toute cette créativité a été exposée, à la médiathèque d’Ecully dans le cadre des journées européennes du Patrimoine.

Écrire à écullyUne grande propriété familiale en Haute Provence qui sent bon les vacances. A l’abri des regards, une maison plus petite en pierre blanche, une grande pièce très haute de plafond et un étage de combles. Du haut de mes douze ans, cette maison, mon château, mon refuge. A l’étage, une belle bibliothèque et un atelier de peinture, où nous nous retrouvions avec mon cousin aux si beaux yeux verts. Mais à quoi servait le rez-de-chaussée? C’était l’orangerie, la serre où tout poussait derrière les grandes vitres. Quelle n’était pas ma fierté de rapporter à la cuisine tomates, pâtissons, artichauts, fraises ou framboises.
C’était notre repère…. Fabienne

Ecrire à ecullyAu loin, un grand bâtiment blanc, moderne, long, à toiture en terrasse, partage le paysage en deux parties. A l’entrée d’un parc ouvert, un grand panneau s’impose au regard, coupant verticalement le site. Un texte inscrit se lit en blanc sur un fond rouge encadré de gris :  » EM LYON BUSINESS SCHOOL « .
À l’extrême droite trois mâts et leurs drapeaux portent les couleurs et la notoriété internationale de l’école. En arrière-plan de hauts arbres aux branches dénudées dessinent un graphisme grattant le bleu du ciel. Michèle

 

Ecrire à ecully« Clocher chapote et chevauche la charpente de cette chapelle classique. »
« Coté coloré caramel, clocheton carillonne. Camille cache cette courte chanson : chapelle collet monté ! »
« Chapelle endormie, clocher pointu sans cloche, abandon et mort… »
« Haut cloché troué, portes et fenêtres fermées, la vie endormie »
« Centre filles mères, finie, la souffrance cachée, elles ne sonneront plus. »
« Eglises et chapelles, les cloches rythment la vie, mon village français »
« Bâtiment si fade, c’est beau et vide en même temps, fantaisie, où es-tu ? »

Écrire à ecullyLe silence règne. Au creux de l’hiver, les arbres ne vivent plus qu’à l’intérieur d’eux-mêmes ; ce château aussi. Quel message ont-ils à nous transmettre ? En remontant lentement une allée en solitaire, le gravier crisse; à chaque pas, je vois apparaître des personnages vêtus de crinolines pour les dames, redingotes pour les messieurs : tous viennent se détendre loin des tracas de la cour. Certains galopent à cheval, juste pour le plaisir d’une ballade. D’autres, au balcon, s’amusent à lancer des mots drôles à ceux qui se promènent sur la terrasse. Moments de respiration forte ! Qu’attendez-vous pour revenir ? Marie-Françoise T

 

Ecrire à ecully

Enigmatique fouillis, profusion, diffusion de filaments, de câbles, de cordons enchevêtrés qui semblent étouffer, camoufler, coexister avec les formes rectangulaires et rigides des chaises, comme les lois qui encadrent notre vie. Un fouillis cosmique comme les cordons des galaxies, un fouillis végétal comme les ramures d’une forêt, lianes et tiges de palétuviers dans la mangrove tropicale. Humain, aussi, comme les synapses du cerveau ou bien technique comme dans nos ordinateurs. Au centre, le rouge domine, le bleu ciel éclaire le haut, les bruns s’affirment sur les côtés. Au premier plan : des chaises. Elles attendent les spectateurs de la comédie humaine. Yves

 

Ecrire à ecullyLe jour se lève. Aucune feuille aux arbres qui pourrait frémir. Longs bâtiments rectangulaires, entre béton gris tâché de noir, supports métalliques et surfaces vitrées rendues opaques par la lumière naissante. L’herbe rase est terreuse. La sphère en métal argenté qui règne au milieu du décor est encore figée. En contrebas l’arc d’un anneau orange esquisse la courbe d’une piste de course. Des coursives enterrées lui donnent accès. Je respire à plein poumon l’air froid et me concentre. Je savoure ce moment et ce lieu qui m’appartiennent encore… Dans quelques heures tout sera envahi par des milliers d’étudiants… Domitille

 

Ecrire à ecullyCombien de fois ai-je vu ces manoirs encore debout et en bon état, apparemment abandonnés : portes fermées, balcons couverts de mousse, fenêtres closes. Combien de fois ai-je imaginé leurs baies illuminées et scintillantes, leur perron orné de voitures conduites par des messieurs en habit accompagnés de dames endiamantées; j’ai même parfois entendu des musiques, valses romantiques. Aujourd’hui, les arbres sont abîmés, les pelouses nues et desséchées, les haies inexistantes. Au fond, se dressent des barres d’immeubles et le bruit de l’autoroute siffle à mes oreilles. Cette maison est une parfaite illustration des tableaux de Hopper. Chantal

Ecrire à ecullyDepuis des décennies, de grands piliers verticaux tels les rayons solaires en imposent. Ils communiquent une force rassurante attirant notre regard vers le Haut, le Pur et le Beau. Au cœur de l’église sous la coupole telle une ombrelle ouverte, une colombe, au centre, semble prisonnière d’un cercle parfait aux couleurs chatoyantes et chaudes. Elle se révèle et nous rassure. Fascinante ! Est-elle une peinture? Une mosaïque ? Peu importe. Veut-elle sortir du cercle pour s’ouvrir dans la blancheur de la coupole ? Sa pureté nous appelle à la Paix, à l’Amour, à l’Espérance. Ne représente-t-elle pas l’imprévisible en nous ? Marie-Françoise V

Ecrire à ecullyJe sens juste au-dessus de moi le plafond sombre aux poutres de ciment et dalles grisâtres, qui renvoie à l’identique le gris du sol brut et lisse. Sa lourde présence est accentuée par les nombreux rails métalliques aux filins acérés qui le parcourent d’un bout à l’autre de la salle… Ce cadre écrasant s’estompe grâce au mobilier lumineux et ludique : les meubles sont d’un blanc éclatant, amusés de trous bien ronds qui laissent entrevoir des couleurs enfantines – rouge, jaune, vert et bleu… Je me sens l’heureuse chanceuse, autorisée à pénétrer dans un laboratoire secret aux expériences créatives et joyeuses inédites ! Domitille

 

Ecrire à ecullyPetit château harmonieux, façade ocre, toiture en ardoise. La haie bien taillée encadre un perron, signe que le lieu est habité. Pourtant, tout est fermé au rez-de-chaussée: est-il condamné en hiver ? Pas une feuille sur les arbres. Au premier, des fenêtres aux balconnets de pierre évoquent une présence. J’imagine une propriétaire âgée finissant sa vie là où elle a vécu sa jeunesse : famille, poupées, soldats de plomb, réceptions, domestiques, jeux de croquet, fiacre. Au troisième, peut-être une bibliothèque, lieu de retraite et de lecture. Sa fenêtre, surmontée d’un fronton, règne sur deux « œils-de-bœuf », à droite et à gauche. Un banc m’invite, je m’imprègne de cette atmosphère du passé. Janine

Ecrire à ecullyDeux lions sculptés surplombent dignement un portail fermé. Surveillance ? Protection ? Domination ? Leur regard tourné vers l’extérieur semble interroger, inviter au respect, à l’arrêt dans une observation certaine. Rien n’apparaît derrière ce portail à la voûte arrondie et fermée qui protège des visiteurs ou des passants indiscrets. Au-dessus, une demeure accueillante à l’abri des regards. Seuls quelques volets ouverts témoignent de vies de familles successives, laissant imaginer des générations ayant partagé d’émouvants événements : naissances, mariages mais aussi deuils… Témoin du passé cette demeure invite au repos. Marie-Françoise V

L’exposition a été ouverte lors d’un vernissage réunissant les écullois et les artistes des trois associations.

Danielle Birken

11Oct/17

L’haïbun, compagnons de voyage

A l’automne 2016 s’est tenu le premier atelier « Haïbun » d’Art Dies. Quatre participants ont accepté de témoigner de leur expérience d’écriture d’un ‘’récit de voyage en prose poétique parsemée d’haïku’’…

L’haïbun, haut en couleur

Michèle est peintre, elle aime les images, les couleurs, et souvent lorsqu’elle parle de la vie, de sa vie, on imagine et on voit des tableaux. « Lorsque l’atelier Haïbun s’est ouvert en octobre 2016, me dit-elle, j’ai été curieuse de le connaître, et j’y ai vu la possibilité de m’évader, dans un voyage ; une évasion originale et poétique ».
Il y a quelques années, une nuit, elle s’est levée et a commencé à écrire… pour faire sortir ce qui est en elle. L’écriture a continué de dire ce qu’elle exprimait déjà en peignant. Comme une nécessité, et un apaisement.

« L’haïbun est un récit, continue-t-elle, avec sa part de vérité et de vécu. » Les aspects figuratifs et expressifs des haïkus donnent une dimension de rêve et de poésie au récit ; ils sont comme des images instantanées. « Leur forme très courte m’oblige à choisir soigneusement les mots qui vont frapper. En racontant mes voyages, je dévoile des moments de ma vie et révèle aussi une partie de mon caractère peu connue, même par mes proches. Ce mode d’écriture me passionne, et je recommencerai avec joie cette année. »

L’Haïbun, témoin

« Ce voyage au Pérou m’a beaucoup marquée, et j’ai été heureuse de le revivre en l’écrivant. L’haïbun est percutant, et donne une autre dimension tant au voyage qu’à l’histoire ». Marie-Françoise va droit au but de notre entretien. Elle écrit irrégulièrement, mue dans l’écriture comme dans sa vie par l’envie de trouver un fil rouge, de comprendre ce qui la conduit et donne du sens.

« Mes pensées s’éparpillent, et la forme du haïbun m’a obligée à les structurer et à préciser avec netteté la réalité, déformée par les souvenirs et les faits marquants qui en ressortent. J’ai posé dans ce récit quelque chose de moi. Et ce mode d’écriture m’a aussi fait faire un chemin sur moi. » A travers ce que Marie-Françoise explique, on comprend qu’écrire un haïbun demande du temps, et offre de mûrir ces fragments de vie vécus en voyages, ainsi que notre regard sur eux…

L‘Haïbun en binôme

Quant à Michelle, elle aime écrire, apprendre et découvrir. Elle ne connaissait pas les haïbuns, et sa curiosité fut attisée. Elle commente sa participation à l’atelier 2016 avec franchise sur ses aspects plaisants et ceux plus ‘délicats’ : « Ce fut une bonne expérience, assez difficile, non pour les haïkus – car j’ai une plume poétique et humoristique plutôt directe et cela m’est facile, mais pour le travail de recherche de souvenirs et détails très anciens, et les corrections nécessaires pour finaliser un texte agréable. J’ai surtout voyagé quand j’étais jeune, et mes voyages à l’étranger – notamment celui en Egypte le long du Nil avec ses paysages changeants, m’inspirent le plus. Le fait de travailler en binôme est très intéressant et permet une réelle entraide ».

L‘Haïbun pour partager

Le dernier entretien est avec le doyen du groupe, Yves, qui fêtera ses 90 ans en décembre.
« Je suis passionné par les mots, plus importants pour moi que les phrases. Ils disent l’histoire, la géographie, la culture, les origines, et offrent en prime de nous amuser avec leurs jeux de mots ! ». Pour Yves, professeur et passionné de géographie, ce thème du récit de voyage l’a naturellement attiré. Il a voyagé dans le monde entier et au-delà des réflexes de son ancien métier, il aime raconter les anecdotes de ses voyages, comme celui qu’il a fait au Brésil avec son épouse et a choisi de raconter.  Son métier de professeur dans un contexte international l’a obligé à une clarté et logique dans l’écriture ; les haïkus rejoignent ce côté synthétique qu’il utilisait en cours. « Mais j’ai envie aussi d’apprendre à écrire en sortant du mode ‘enseignement et prises de note, affirme-t-il avec conviction. Et j’aime les partages dans l’atelier, où l’on reçoit autant que l’on donne. » L’haïbun lui donne la possibilité de conter à travers les aventures de son voyage les réactions des personnes selon leur origine et leur histoire, avec les jeux de pouvoirs et d’argent que l’on retrouve partout et en tous temps. Et Yves est à la fois étonné et attentif à l’attachement des gens aux détails piquants d’un voyage et à ses rencontres inopinées.

Domitille Tricou

Pour voyager avec nous à travers vos souvenirs, rejoignez le groupe Haïbun de cet automne 2017.

17Juin/17

Vittoz au secours de nos 5 sens

 

Des études récentes montrent  les bienfaits de la méthode Vittoz sur le cerveau. Elles ont ont été effectuées par l’équipe de Rébecca Shankland, elle-même étant maître de conférence en psychologie à l’université Pierre Mendès France de Grenoble.

Il en ressort que la méthode Vittoz nous livre des données psychologiques essentielles sur la santé mentale et le bonheur.

Le Vittoz a pour but de nous faire vivre avec nos sensations: « les sensations c’est tout » disait le docteur Vittoz. En vivant avec nos sensations nous dépassons la subjectivité de nos émotions sans ressasser le passé : « je n’aurai pas dû, je suis nul(le), je ne pourrai jamais oublier..; etc ».

En quelques sortes nous lâchons nos « petits vélos » qui encombrent notre tête pour arriver à un état de présence à nous même, aux autres, au monde.

A l’intérieur de notre cerveau existe un circuit neuronique appelé le circuit de la récompense  : Chaque fois que nous pratiquons un exercice Vittoz, nous mettons en activité ce circuit qui met à distance ce petit vélo pour accentuer cet état de présence à soi, aux autres, au monde.

Nous sommes dans le « juste » de la réalité présente.: Je ne suis pas le problème, mais j’ai un problème je ne m’engouffre ni ne m’enferme dedans et d’une façon optimale, je vis, j’existe.

Marie-Françoise Tay

16Juin/17
fragments autobiographiques

Ecrire des Fragments autobiographiques

Ecrire des fragments autobiographiques, c’est ce que nous vous proposons dans cet atelier régulier. Ecrire une autobiographie, comme son nom l’indique, c’est écrire sa propre biographie. Contrairement à l’écriture de « Mémoires » qui s’astreint à relater les faits avec exactitude, l’autobiographie n’oblige pas à dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Elle est un récit de vie, relu dans l’après-coup par vous-même; ainsi pouvez-vous mettre l’accent sur certains aspects seulement de votre vie, choisissant certains événements ou certains traits de votre personnalité. Continue reading

23Sep/16
recit de voyage sous forme d'haïbun

Ecrire un récit de voyage sous forme d’haïbun

Ecrire un récit de voyage sous forme d’haïbun !

L’aventure vous tente ?

Le haïbun, créé par Bashô, père du haïku est un récit de voyage en prose poétique. Récit entrecoupé de haïku, ces petits poèmes japonais sont des photographies littéraires en 5/7/5 syllabes….

L’ambition de cet atelier est de vous aider à écrire le récit d’un de vos voyages sous forme d’haïbun.

Cet atelier est animé par Danielle Birken. Il est également disponible en atelier par e-mail.

A l’issue de cet atelier, celles et ceux qui le souhaitent peuvent éditer leur haïbun en un livre collectif.

Deux livres sont déjà sortis :

« D’un continent à l’autre » par Michèle Frénéat, Yves Leloup, Michèle Pagès, Marie-Françoise Tay, préfacé par Danielle Birken

« Au royaume de toutes beautés » par Marie-Françoise Vachon, Michèle Pagès et Yves Leloup, préfacé par Danielle Birken

Témoignage d’adhérents, auteurs de haïbun

Pour en savoir +, contactez-nous ou écrire à Danielle@artdies.fr

Danielle Birken est coach littéraire et biographe au service de l’association depuis 2013.

08Jan/16

Haïku ? à la recherche de votre sensibilité poétique !

haïku

atelier individuel d’écriture par email

« Spécial Haïku »

A l’aube de ce nouvel an, adoptez la haïku attitude

Imagé, l’haïku est un petit poème japonais écrit pour saisir l’instant.

Photographie littéraire, il donne à voir, à sentir grâce à un langage simple, concis, concret. Il est un concentré de choses communes, montrées telles quelles, sans fioriture ni explication. Il ne raconte pas une histoire, il partage un instant de vie.

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